Chief Roger Augustine

Conseil consultatif pour les communautés autochtones de BMO : Établir le cadre de travail pour la réconciliation


La découverte de 215 tombes anonymes au pensionnat de Kamloops, en mai, a secoué le pays. Certains toutefois n’ont pas été surpris. Comme de nombreux Autochtones au Canada, le chef Roger Augustine a été ébranlé par l’horrible nouvelle, mais n’en était pas étonné. « J’ai fréquenté un pensionnat à Shubenacadie, en Nouvelle-Écosse, et je suis parti très rapidement parce que je savais que c’était un endroit dangereux, explique le chef Augustine. Les Autochtones ont toujours su la vérité sur les pensionnats. La nouvelle m’a brisé le cœur, mais, en même temps, j’en ai tiré de la force. J’y ai vu une occasion de me rappeler notre résilience, et par le fait même, de rappeler aux autres que nous devons ressortir de ce genre de tragédie en tant des personnes plus fortes, plus sages et plus bienveillantes. »

C’est avec cette attitude que le chef Augustine aborde son rôle de chef régional de l’Assemblée des Premières Nations pour le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard. Ayant consacré une grande partie de sa vie adulte à servir les Autochtones, il souligne que le chemin vers la réconciliation comportera toujours des épreuves, mais qu’il est essentiel de les relever pour mener à bien ce parcours. L’arrestation d’un client autochtone et de sa petite-fille alors qu’ils ouvraient un compte dans une succursale de BMO à Vancouver, en 2019, en est un exemple. « J’ai réalisé qu’il s’agissait d’un moment propice à l’apprentissage, souligne-t-il, et j’ai senti que cela devait être perçu comme un revers qui pourrait mener à quelque chose de plus positif. » Le chef Augustine a profité de l’occasion pour communiquer avec Darryl White et lui a suggéré d’instituer un conseil consultatif pour les communautés autochtones, afin de contribuer à façonner la relation de BMO avec les Autochtones du pays.

Son intervention était opportune. BMO avait déjà l’intention de créer un tel groupe pour améliorer la consultation et combler les lacunes, et Mona Malone, chef, Talent et culture, et Mike Bonner, chef, Services bancaires aux entreprises au Canada, avaient commencé à penser à ce à quoi il pourrait ressembler, en collaboration avec l’ancien ministre du cabinet du Manitoba, Kevin Chief. L’incident à Vancouver a accéléré les priorités de la Banque, et lorsque le chef Augustine a appelé, Darryl White lui a demandé s’il était disposé à aider à diriger l’initiative. Le chef a immédiatement accepté, et le conseil consultatif pour les communautés autochtones est né.

Le conseil consultatif pour les communautés autochtones entame sa deuxième année d’existence et représente l’une des réponses les plus importantes de BMO à la Commission de vérité et réconciliation (CVR). L’appel à l’action no 92 de la CVR s’adresse explicitement aux grandes entreprises et les invite, entre autres, à sensibiliser les cadres et le personnel à l’histoire des Autochtones et à établir des relations respectueuses, en s’engageant à mener des consultations approfondies. C’est vers le conseil consultatif pour les communautés autochtones que la Banque se tourne pour avoir les perspectives des leaders Autochtones sur la forme que prendra la sensibilisation et la manière dont elle doit avoir lieu. Il est composé de 12 leaders de communautés autochtones de partout au pays ainsi que d’un coprésident de BMO (Mike Bonner). Le Conseil se réunit au moins quatre fois par année et a pour objectif de façonner la formation sur l’histoire des Autochtones et la sensibilisation à leur culture, de promouvoir les emplois et la formation pour les Autochtones, de favoriser une croissance économique durable à long terme pour les communautés autochtones, et de conseiller la Banque sur le renforcement continu de relations avec les Autochtones.

« Le conseil consultatif pour les communautés autochtones sert d’intermédiaire pour présenter les points de vue des Autochtones à la haute direction. Il s’agit d’un important catalyseur de changement dans les relations avec les Autochtones, explique le chef Augustine. Et je suis impressionné par la façon dont BMO a fait évoluer ces relations – non seulement par l’intermédiaire du conseil, mais aussi grâce à sa longue tradition de respect envers les Autochtones. Je travaille avec BMO depuis les années 1980, et j’ai toujours eu l’impression que nous étions leurs partenaires, et non leurs clients ».

La diversité est l’une des principales caractéristiques du comité consultatif pour les communautés autochtones. Elle reflète les énormes différences culturelles, économiques et géographiques entre les peuples autochtones au Canada. Le conseil comprend donc des représentants des Premières Nations, des Métis et des Inuits, ainsi que des membres qui vivent dans des régions urbaines et rurales, dans des réserves et à l’extérieur de celles-ci, et qui travaillent dans divers secteurs de l’économie. L’étendue de leur expérience témoigne du fait qu’aucune personne ni aucun groupe ne peut parler au nom de tous les Autochtones et garantit à BMO que ses bases sont solides, alors que la Banque s’engage sur la voie de la réconciliation.

Cette diversité sert également à aborder les trois aspects stratégiques sur lesquels BMO concentre ses efforts : l’éducation, l’emploi et l’autonomie économique. Ces efforts prennent diverses formes, comme le nouveau cours d’apprentissage en ligne Nisitohtamowin, qui a été suivi par près de 25 000 employés de BMO, et un doublement d’emploi des Autochtones chez BMO au cours de la dernière année. Il y a aussi le partenariat avec l’Université des Premières Nations relativement aux stages pour étudiants et aux occasions d’emploi, la croissance de plus de 50 % de nos Services bancaires aux Autochtones au cours des deux dernières années, ainsi que le lancement de notre nouveau programme de services bancaires aux Autochtones en 2020.

Ces trois piliers sont particulièrement importants pour l’avancement des Autochtones, puisqu’ils ouvrent la voie à leur décolonisation et à leur progrès, reflétant les appels à l’action de la CVR destinés aux entreprises canadiennes. Le chef Augustine insiste rapidement sur le fait que les piliers devraient également être soutenus par un autre qu’il considère comme encore plus important : la force spirituelle. « Mon point de vue sur la spiritualité autochtone découle de mon travail au Gitpo Spirit Lodge, sur les berges de la rivière Miramichi, au Nouveau-Brunswick, raconte-t-il. J’ai vu à quel point l’autonomie d’action – politique et économique, peu importe la façon dont on l’évalue – repose en fin de compte sur une sorte de force et de profondeur intérieures. Seule une personne dont l’esprit est fort peut guérir et progresser. Et j’applique ce point de vue dans le cadre de mon travail avec le conseil consultatif pour les communautés autochtones – il faut reconnaître que la voie que BMO a empruntée avec les peuples autochtones ne porte pas seulement sur des progrès matériels, mais aussi sur la guérison des peuples autochtones ayant subi des générations de préjudice spirituel. »

BMO sait qu’il a un rôle à jouer pour soutenir ce processus. Bien qu’il ait une relation positive de longue date avec les peuples autochtones à l’échelle du Canada, il y a encore beaucoup de chemin à faire pour atteindre la réconciliation. Le comité consultatif pour les communautés autochtones joue un rôle central pour orienter ce parcours. « Je suis convaincu que nous sommes sur la voie de la réconciliation, ajoute le chef Augustine. Et je suis fier d’aider BMO à trouver la voie à suivre. »



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